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Eclairage sur la théorie du genre

publié le 30 nov. 2013 à 14:39 par Issy Peep

Cet article, rédigé suite à la  conférence tenue le 26 novembre 2013 à Issy-les Moulineaux sur le thème de la théorie du genre, n’a pas pour but de promouvoir une idéologie, simplement il veut permettre à chacun de mieux comprendre la ou les théories du genre, à l’heure où un certain nombre de parents sont inquiets de la voir arriver dans les programmes scolaires.

 

Mardi 26 novembre avait donc lieu à I’Auditorium d’Issy-les Moulineaux une conférence sur le thème de la théorie du genre, avec comme oratrice Elisabeth Montfort, ancienne député européenne et ancienne élue au Conseil Régional d’Auvergne, juriste et philosophe. Celle-ci a fait un brillant exposé de la genèse de la théorie du genre, son cheminement progressif dans les pays jusqu’à nos jours.

Le terme anglophone gender (genre) désigne les différences socialement construites entre hommes et femmes.

La théorie du genre, ou plutôt les théories du genre, sont nées dans les années 1950 avec les travaux de recherche de John Money, psychologue et sexologue néo-zélandais. Il a travaillé notamment sur le sujet des enfants non différenciés sexuellement.

Plus tard, dans les années 60, c’est Robert Stoller, psychiatre et psychanalyste américain, qui fait des recherches sur l’identité sexuelle ; par ses descriptions de l'histoire de patients présentant différentes anomalies ou ambiguïtés sexuelles, il montre qu'une force biologique agit sur les comportements de genre d'un enfant dès son jeune âge, indépendamment du sexe assigné à sa naissance.

Ensuite, à partir de la fin des années 60 dans des universités des Etats-Unis, ont lieu des études sur les femmes (« women studies »), aussi connues comme les études féministes (« feminist studies ») : c’est un domaine académique interdisciplinaire qui explore la politique, la société, les médias et l'histoire de femmes et / ou des perspectives féministes. Les recherches portent sur les normes sociales de genre, de race, de classe, de la sexualité, et autres inégalités sociales. Elles sont étroitement liées au domaine plus large des études de genre.

La révolution sexuelle démarrée dans les années 60 se poursuit avec les lobbies de féministes radicales et homosexuels ; leur pensée s’apparente à celle du marxisme : oppresseur / oppressé.

Ces diverses actions conduisent à une extension du droit des femmes, via des sommets des instances internationales : la Conférence mondiale sur les femmes « Lutte pour l'égalité, le développement et la paix » (Pékin, 1995), la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne issu du traité de Lisbonne en 2007. Dans la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique (Istanbul, 2011), le mot « genre » remplace celui de « sexe » jugé trop réducteur.

Mettant en avant les rapports de pouvoir, la fonction, les féministes, avec la notion de « genre », entendent « dénaturaliser » les rapports entre les sexes.

La définition idéologique du terme genre est le genre sexuel choisi par l’individu.

Les études de genre ne sont pas homogènes, tout dépend du sens qu’on leur donne. (voir notamment les réflexions de la philosophe américaine Judith Butler)

Les instances internationales officialisent l’éducation à l’égalité de genre, pensée ayant pour but de se libérer des contraintes de la nature : on choisit son genre, on ne choisit pas son sexe. Cette pensée rejoint un peu celles de l’existentialisme (Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir) : « je suis ce que je veux ». L’individu devient sa propre mesure.

Cela aboutit à l’indifférenciation, l’égalité par effacement, et ça là que le danger est, d’après Elisabeth Montfort.

La loi de refondation de l’Ecole (2013) contient un volet sur l’égalité filles-garçons, dont certains voient un moyen pour faire entrer la théorie du genre à l’école. Il est important de donner des clés de compréhension. L’ « ABCD de l’égalité », en expérimentation cette année dans 10 académies, ne contient pas le mot genre mais met en avant l’égalité par indifférenciation.

Les œuvres présentées par les établissements scolaires sur le sujet (livres, le film « Tomboy » par exemple) ne sont pas condamnables en soi, par contre ce sont les fiches pédagogiques fournies aux enseignants qui peuvent être orientées.

Elisabeth Montfort, qui ne cache pas son opposition aux théories du genre dans sons sens idéologique,  affirme que celles-ci sont l’instrument d’une révolution culturelle et anthropologique, portant atteinte à l’unité de la personne humaine (le biologique et le psychologique), à la famille, et appelle à la vigilance les parents. L’être homme et femme sont complémentaires.

 

Source d’informations complémentaires : wikipedia

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